prochaine journée paroissiale : 29 mars 2020

Proclamer la Parole de Dieu

Proclamation de la Parole de Dieu (©tekoaphotos)

Édito février

Le 26 janvier dernier, nous avons vécu le premier Dimanche de la Parole de Dieu souhaité par le pape François chaque année lors du troisième dimanche du temps ordinaire. C’est bien entendu chaque dimanche que la Parole est au cœur de la célébration, mais pour qu’elle soit vivante, c’est-à-dire nourrissante pour notre vie et notre foi, trois étapes sont nécessaires :

  1. la méditer dans la prière ;
  2. la recevoir dans l’écoute ;
  3. la mettre en pratique dans nos actes.

Lors de l’Eucharistie, nous la qualifions de « Parole du Seigneur » ! Pour que notre écoute soit attentive à la recevoir comme telle, il est nécessaire que celles et ceux qui font une lecture s’y préparent. Aucun paroissien n’est « labélisé lecteur », toutes et tous peuvent le devenir. Il suffit pour cela de :

  1. l’envisager quelques jours avant la messe en prenant le temps de méditer les lectures du jour ;
  2. arriver au moins dix minutes à l’avance ;
  3. se proposer à la personne qui cherche des volontaires en début de messe.

Nous voulons aussi faire grossir le groupe des personnes cherchant ces volontaires en début de célébration, merci de vous sentir concerné et de vous proposer.

Récemment, la paroisse a proposé un atelier intitulé : « Comment bien proclamer la Parole de Dieu pendant la messe ? » Après un peu de théorie (lire ci-dessous), nous sommes passés aux travaux pratiques. Cet atelier sera proposé à nouveau dimanche 15 mars à l’issue de la messe à l’Annonciation. Bienvenue à ceux qui se sentent appelés à ce service !

Franck Gacogne

 


 

Proclamer la Parole de Dieu pendant la messe

« Il (le Christ) est là présent dans sa parole, car c’est lui qui parle tandis qu’on lit dans l’Église les Saintes Écritures » (Constitution sur la Sainte Liturgie, n°7, Concile Vatican II). C’est une magnifique responsabilité que d’être lecteur ; elle est exigeante : il s’agit ni plus ni moins que de prêter sa voix au Seigneur. La lecture de la Parole au cours de la liturgie est un service, un véritable ministère pour l’assemblée : le lecteur est le porte-parole du Seigneur. Depuis l’ambon, la voix du lecteur transmet et annonce les mots de Dieu à l’Église en prière ; il est donc important de bien s’y préparer.

La bonne lecture commence dès avant la lecture. Il ne peut y avoir de bonne lecture qui ne soit préparée. Contrairement à une idée facile mais fausse, celui qui sait lire ou parler ne possède pas nécessairement la compétence pour lire et parler en public. La parole publique, et particulièrement en liturgie, est un art (au sens d’artisanat) dont les règles ne sont pas innées. La bonne diction résulte d’une maîtrise de la vitesse d’élocution, du rythme, des pauses et des coupes, de l’articulation, de la respiration, du ton et, enfin, de l’utilisation du micro ; tout cela s’apprend.

Pour préparer une lecture, un lecteur doit donc prendre le temps de découvrir le texte, son genre littéraire, son sens en méditant cette Parole seul ou en équipe. Il pourra l’intérioriser spirituellement avant de l’extérioriser en la proclamant. Il faut travailler le texte, le préparer, chercher à bien le comprendre pour l’exprimer clairement.

La proclamation de la parole de Dieu « en public » n’est pas une scène de pièce de théâtre où le comédien exa- gère des intonations car ce texte n’appartient pas à celui qui n’en est que la voix. Le lecteur n’est pas un comédien.

Il faut veiller à ce que la lecture ne soit pas un obstacle à l’écoute de l’assemblée. Une noble simplicité et une juste distance (texte-lecteur-assemblée) sont nécessaires pour que la Parole soit reçue par tous. Il est essentiel aussi de faire confiance au texte lui-même, de s’effacer devant lui, comme le suggère le prophète Isaïe, disant de la Parole : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, pour donner la semence au semeur Et le pain à celui qui mange ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission. » (Is 55, 10-11).

L’émotion dans la voix, qui peut être le fruit d’une approche personnelle pour certains, peut, pour d’autres, faire écran et empêcher l’accès au texte.
Il faut donc trouver un juste milieu entre une lecture totalement désincarnée et une lecture trop personnelle. C’est un art et une mission ; la juste posture s’inscrit dans les mots de l’apôtre Pierre : « Vous êtes donc chargés d’annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » 1 P 2, 9

A partir d’un article du site Croire.com

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